Catégorie : Uncategorized

  • Tu as fais quoi pendant tes vacances d’été ?

    Pour la neuvième année consécutive, maintenant, du vélo.

    Au départ, ça paraissait assez audacieux pour les piètres sportifs que nous étions de partir pendant une semaine avec juste des sacs accrochés à nos cycles et de parcourir entre trente et quarante kilomètres par jour pour dormir chaque nuit dans un nouveau lieu.

    Et puis électrification des dits cycles aidant, ça l’a fait, même quand il a fallu ajouter une carriole à notre équipage il y a 6 ans pour transporter juniorette – et le supplément de bagages qui en a découlé !

    On a ainsi visité les châteaux de la Loire, Dinan, Saint-Malo, l’Auvergne, et même les Pays-Bas de cette façon.

    Cette année, on l’a joué locale, avec le pays de Redon.

    Pédaler est pour moi une bonne façon de rejoindre le “flow”…

    Sachez donc que l’avenir de l’Eindhomein s’est décidé en parcourant ces routes 🙂

  • [Résultat concours] Où sont cachés les isteurègues du site ?

    Alors je vous laisse le plaisir de la découverte de leurs emplacements 🙂 mais ils sont à ce jour au nombre de 7, dissimulés dans autant de pieds de page différents de ce site:

    • Albator – tête de mort, qui est aussi le totem de Sanrankune. Ici utilisé à la batman par mon illustrateur-à -la-rescousse
    • Un petit animal aux grands yeux et aux longues oreilles – le chapin (vous en saurez plus sur lui dans le cycle II des Gestes malhabiles !)
    • Un roman – mais oui, il s’agit bien de La geste !
    • Un portrait dont peu d’entre vous ont trouvé le modèle: William Shakespeare!
    • Une tasse comportant l’image d’une créature dont on entendra parler dans le tome II de La geste
    • Un smartphone – celles et ceux qui ont lu savent pourquoi !
    • Un écran, parce que tout passe par là.

    Un grand bravo au vainqueur du concours de rapidité (un dragon sur Insta, ça ne s’invente pas ^^) – elle a été la première à me donner la liste des éléments avec une description précise!

    Pour le tirage au sort, une main innocente a sorti le papier du chapeau: et c’est un membre du forum Geekzone qui remporte le prix!

    Les gagnant(e)s ont été prévenu(e)s !

    Et rendez-vous très bientôt, ici ou ailleurs, pour de nouvelles aventures…

  • Ca fait quoi, de travailler avec une « petite » maison d’édition ?

    Pour celles et ceux qui suivent mon parcours depuis plusieurs années, vous savez que mon premier pied dans le monde de l’édition a été posé du côté indé, avec La tentation de la pseudo-réciproque (7+1+1 tomes d’une saga scientifico-humoristico policière au titre abscons mais qui sonne bien). Ce qui n’était pas un choix au départ (42 soumissions, 42 refus ^^’) l’est devenu par la suite puisque la série a rencontré son public et qu’elle continue, quinze ans plus tard, à être téléchargée1 – et lue.

    Pourquoi, dans ce cas, passer par un éditeur pour Les gestes malhabiles, si j’étais satisfaite de cette expérience?

    Pour plein de raisons.

    1. Le travail du texte

    Les 9 tomes de La tentation ont subi une succession de relectures implacables et je sais que j’ai eu beaucoup de chance de tomber sur des relecteurs et relectrices bénévoles qui ont contribué à les expurger de nombreuses scories. Mais je voulais connaître l’expérience d’un accompagnement pro sur un texte, qui n’hésiterait pas à remettre en cause certains choix narratifs, et pas seulement corriger la grammaire et l’orthographe. Grâce à Fabien P., j’ai été servie ^^.

    2. Une certaine forme de reconnaissance

    On va pas se mentir, même si on a déjà connu la joie d’être apprécié par des lecteurs appartenant à un cercle plus large que la famille et les proches, ça rend un peu fier que des professionnels de l’édition qui ont déjà vu des centaines de manuscrits défiler devant leurs yeux s’intéressent à ce que vous avez créé. Ca met un petit coup de canif dans votre syndrome de l’imposteur, et ça alimente l’envie de continuer à raconter des histoires.

    3. Des portes qui s'(entre)ouvrent

    Celles des librairies et des salons sont restées fermées tant que j’ai été en autoédition (et au vu de la production déjà pléthorique des éditeurs, je comprends sans problème pourquoi). Un nombre important de lecteurs mettent aussi l’existence d’une procédure d’édition classique comme prérequis à la lecture d’un texte – les risques sont tout de même moindres de tomber sur « n’importe quoi ».

    L’édition ne garantit pas la présence d’un roman en librairie, en salon et chez, soudainement, des milliers de lecteurs, mais ça rend tout de même ces étapes plus accessibles.

    La geste est évidemment commandable dans n’importe quelle librairie physique ou en ligne, mais voici à date celles où vous trouverez des exemplaires physiques en stock:

    4. Un accompagnement

    Oui, c’est chouette de ne pas se retrouver seul avec son texte, mais de pouvoir échanger avec une équipe quand on a une question, des interrogations, des doutes, et envie de partager les bonnes comme les mauvaises nouvelles. C’est rassurant d’avoir des relais qui nous soutiennent (ne serait-ce qu’en likant nos publis ^^). Et puis le sentiment d’appartenir à une communauté d’auteurs compte aussi.

    On apprend, (j’avais pourtant juré que jamais je ne créerais de compte Insta…) et on grandit.

    Ok, mais pourquoi une petite maison indé qui n’est pas spécialisée en fantasy , alors?

    1. Parce qu’elle a dit oui, et vite

    Chaque année, les maisons d’édition françaises reçoivent des milliers, voire des dizaines de milliers de manuscrits. Je n’ai pas trouvé de statistiques détaillées, mais les estimations parlent de moins de 1% de ces manuscrits qui seraient publiés (et certains disent que c’est déjà trop!). Bref, je connais la valeur d’un « oui » – et aussi d’un contrat qui promet une publication en moins d’un an.

    Paul&Mike est une petite maison d’édition mais elle est à compte d’éditeur, elle a un distributeur, elle existe depuis quinze ans, elle a une réputation de sérieux et j’aime les livres qu’elle publie.

    Alors certes, ce n’est pas une maison spécialisée en fantasy ni en séries, mais en textes qui font « un pas de côté », ce pas qui est justement fait dans La geste et qui a rendu d’autres éditeurs frileux.

    On a, ensemble, décidé de relever le défi de faire rencontrer ces romans à son public.

    2. Parce que cela permet de garder une certaine forme d’indépendance

    On ne se refait pas: j’aime participer à tout ce qui se monte autour du livre, de la conception de la couv à la promo. Je sais que je n’aurais pas eu cette liberté dans une plus grande maison.

    3. Parce que j’ai envie que mes livres s’inscrivent sur la durée

    Quelle que soit la taille de la maison d’édition, les livres n’ont que quelques semaines en librairie pour se faire une place durable. Si le livre n’a pas rencontré son public en trois mois, il disparaît facilement, non seulement des étals mais aussi du plan de promotion des grandes maisons qui le remplacent par le dernier venu au catalogue. Chez P&M, je sais qu’on me laisse du temps, et que le fonctionnement en impression à la demande permet d’éviter le coût du stock et du pilon. À un moment où les structures indépendantes sont fragiles, ce paramètre est important.

    Ok, qu’est-ce qui reste à faire, alors, pour que La geste soit plus connue?

    Plein de choses 🙂

    • Proposer à vos librairies de commander un exemplaire pour voir si le livre pourrait intéresser leur lectorat habituel
    • Idem pour les médiathèques – ces lieux formidables de vie et de partage
    • Laisser des commentaires (argumentés, c’est top!) sur les sites spécialisés: Babelio, Booknode, Livraddict, Sens critique…
    • Si vous êtes bookstagrameur et que vous souhaitez un Service Presse pour vous faire votre propre idée, me contacter!
    • Si vous travaillez pour les Studios Fortiche et que vous cherchez la prochaine histoire à adapter en série diffusée sur Netflix, vous pouvez me contacter aussi 🙂

    Il paraît que tout seul, on va plus vite, et qu’ensemble, on va plus loin. Je ne suis pas pressée, ça tombe bien 😀

    1. Premier tome dispo gratuitement ici: Amazon ou ici Kobo ↩︎

  • Team building: t’en penses quoi?

    Je ne fais pas ici référence à « cet ensemble d’activités ludiques, sportives, culturelles ou créatives organisées hors du cadre de travail habituel pour souder un groupe de collaborateurs » (selon la définition de France Travail) mais du livre de Katia Lanero Zamora, aux éditions Nagori (ActuSF) qui m’a été offert par une amie libraire qui commence à bien connaître mes goûts 🙂

    Le livre, lui, parle bien d’une « activité ludique… groupe de collaborateurs », et si moi, je vous en parle , c’est parce que je l’ai beaucoup aimé.

    On découvre tout d’abord nos protagonistes à travers un organigramme où chacun est représenté par la fonction qu’il occupe au sein de l’entreprise Zénage, spécialisée en vente de produits ménagers. Et l’évolution de cet organigramme est un fil rouge indispensable et très bien vu qui va venir ponctuer le déroulé du récit.

    De quoi s’agit-il donc? D’un groupe de collègues (les vôtres, les miens, pour peu que vous travailliez en équipe dans le tertiaire) qui se retrouvent dans une activité censée resserrer leurs liens. Mais l’ »activité » va se révéler un tantinet plus originale qu’un atelier de pyrogravure ou la confection d’un tiramisu géant, puisqu’elle implique la métamorphose de notre fine équipe en un ensemble de créatures fantastiques projetées dans un univers de fantasy où elles doivent s’unir afin d’accomplir une Quête.

    Nul besoin, cependant, pour mener à bien cette dernière, de trois pavés impliquant un world building de fou: 120 pages suffisent à nous faire connaître (et vibrer pour) cette petite compagnie dont les membres viennent à nous à travers une succession de flashbacks révélateurs de leurs secrets et mensonges. C’est pour moi toute la force de cette novella: rendre « vrai » chacun de ces coéquipiers en utilisant un mélange de background se référant à leur passé et d’actions vécues au présent avec leurs avatars, projections fantasmatiques qui dévoilent paradoxalement ce qu’ils sont en réalité.

    C’est très bien construit, servi par une écriture efficace, avec son lot de surprises qui le rend particulièrement satisfaisant.

    (Et si vous aimez ce livre, vous pourriez aimer Le temple des nèfles avec lequel il partage une certaine vibe. Et vice versa !)

  • C’est quoi cette histoire de tome 3 de La geste ?

    Oui, ça commence à faire beaucoup, pour ce qui n’était au départ qu’un one-shot…

    Revoyons la scène au ralenti.

    J’ai écrit initialement un roman de 150k caractères, soit environ 600 pages : La geste malhabile du chevalier Anowan. En signant avec Paul & Mike, nous avons décidé de le découper en deux tomes, à cause de l’état catastrophique du monde (qui a un impact direct sur le prix du papier).

    Le tome 1 La geste improvisée du chevalier Anowan est donc sorti en mars et le tome 2 sortira en décembre pour venir clore le premier cycle des Gestes malhabiles.

    Les corrections éditoriales sont en cours (coucou Fabien P).

    La couverture est prête et validée (coucou Sanrankune).

    Et je vous en spoile le dernier mot : Fin.

    Bon alors c’est quoi ce tome 3 qui a poppé dans mes posts instas ?

    Tout simplement le premier tome d’une nouvelle duologie dans le même univers, où nous allons suivre un autre personnage.

    J’ai commencé à l’écrire il y a exactement un an. Et j’en ai terminé le premier jet-relu-par-moi-même aujourd’hui (à une heure du matin).

    C’est pour moi le meilleur moment du processus. Celui où j’éprouve :

    • La satisfaction qui résulte du sentiment d’être arrivé au terme d’une tâche qui n’allait pas de soi.
    • La fierté du créateur.
    • La joie au bout de l’effort.

    C’est là qu’à mes yeux le roman a le plus de valeur. Avant les bêta-lecteurs. Avant l’éditeur. Avant les chroniqueurs.

    Dans un monde où l’IA est en train de nous voler ce que nous avons de plus précieux – notre capacité à nous émerveiller de nous-mêmes – je profite encore un peu de cette histoire qui n’existe que dans ma tête. Des lieux, des événements, des personnages ; des rires, des larmes et les sentiments qui vont avec. Même si à aucun moment je n’ai eu l’impression de les avoir inventés, mais simplement découverts et revêtus de mots, ils ne m’appartiennent pour l’instant qu’à moi.

    Je ne sais pas combien vous êtes à ce jour à avoir parcouru l’Eindhomein aux côtés d’Anowan et sa compagnie, à avoir senti des odeurs de cerglier grillé et le parfum entêtant des fleurs de scolophendre; à avoir imaginé à quoi ressemblent Edward, Juliet, Hamlet, Romeo…

    Sachez que je trouve toujours ça aussi fou d’avoir été utilisée comme vecteur pour qu’ils prennent finalement vie chez vous.

  • C’est comment, « Un roman à succès sur papier recyclé » ?

    C’est nul.

    Photo non contractuelle réalisée sans Intelligence (artificielle ou non)

    Je pourrais arrêter là cette chronique dont le contenu est déjà plus riche que celui du livre en question, mais la Bulgarie a remporté l’Eurovision, alors je vais me dévouer pour développer ce propos.

    Déjà, il y a tromperie sur la marchandise, et ce pour plusieurs raisons.

    • Il ne s’agit pas d’une autobiographie de Vianney, et ce n’est qu’après avoir tourné bien trop de pages que le lecteur appâté s’en rend compte – trop tard pour les 7€ dépensés et assignés au budget « Tourne tourne dans ma tête » sur mon compte BNP-Paribas1.
    • Contrairement à ce qu’affirme Madame Laura Felpin, la meilleure page n’est pas la 117 mais la 195 (sans doute parce qu’elle a le bon goût de ne pas exister). Note: j’ai d’ailleurs dû googler Laura Felpin pour savoir qui était cette dame à l’avis aussi péremptoire, je la remets vaguement, j’ai dû la voir dans une série quelconque… Bref.
    • Ce n’est pas Jenny Letellier qui a écrit la préface qui lui est attribuée, mais Victor Hugo – faites vos propres recherches, il y a des indices pour qui sait lire entre les lignes (je me comprends).
    • Contrairement à ce que son titre affirme, ce roman n’a pas du tout été /balise_spoiler_on imprimé sur papier recyclé /balise_spoiler_off et malgré l’aveu qui en est fait à la toute dernière page, l’écologiste engagée en moi (en tout bien tout honneur) a déposé plainte auprès de la DGCCRF – numéro de dossier AK47 – parce que c’est en commençant à faire n’importe quoi qu’on finit par faire n’importe quoi.
    • Plus grave: les meilleures parties de cette prose sont rédigées sous formes de notes éparses en taille de police 7, et il n’est nullement spécifié que cette version poche n’est pas adaptée aux presbytes non munis de lunettes adéquates. Bravo l’inclusivité, on est en 2026, je rappelle.
    • Plus grave encore: sous couvert de la relation d’une innocente bluette (mais nous y reviendrons plus tard), ce livre est en réalité un brûlot politique qui donne la parole en préface à un certain Philippe Poutou dont les positions dangereuses et pour le moins controversées concernant les Grands Qui Nous Gouvernent Et Dont Nous Dépendons sont largement connues et documentées (à moins qu’il ne s’agisse d’un homonyme, auquel cas, je retire mon propos).

    Nous sommes à présent plus tard – soit le bon moment pour parler du fond qu’une coïncidence cocasse nous fait toucher ici même (que le lecteur me pardonne ce bon mot pas terrible).

    L’intrigue tient sur un papier de cigarette fumée puis ramassée par un clodo et refumée: \balise_spoiler_on un homme attend une femme \balise_spoiler_off.

    Mais n’est pas Beckett qui veut, et au mépris de toute inspiration, contrairement à Godot2, \balise_spoiler_on la femme finit par arriver \balise_spoiler_off.

    Alors j’entends. Le nihilisme et l’absurdité comme quintessence de notre époque au passé troublé et à l’avenir incertain érigés comme clé de voûte d’une narration faussement audacieuse qui contiendrait en elle les racines du pêcher originel, la connaissance étant symbolisée par le filet de tennis qui gratte la raie des fesses, même si ce détail anatomique, sans doute pour des raisons de classification tout public, n’est pas mentionné, n’est pas inintéressant. Mais le tout se perd dans des considérations oiseuses de mâle lambda en mode « comment je vais la pécho ». 2026, je vous rappelle. Tout ceci était déjà navrant en 1992.

    La malaisance atteint son comble quand le livre évite de parler des vrais sujets qui auraient éventuellement pu mériter tout cet encre et ce papier, comme la présence anonyme de Jérémie Crépul à Mouais le 24 mars 2023 à minuit quarante-sept, là où bizarrement, le lendemain, il ne s’est rien passé.

    Aussi, il y a une faute d’orthographe en page 179.

    Pour conclure, je précise que je n’irai pas voir l’adaptation au cinéma d’Un roman par Quentin Dupieux avec Kristen Stewart dans le rôle titre- celui de la \balise_spoiler_on planche à voile \balise_spoiler_off.

    Pour finir de conclure, je dirais que je vous conseille d’acheter ce roman pour contribuer au cycle du livre. Vous n’êtes pas obligé de le lire3.

    Pour finir de finir de conclure, j’ai dressé un tableau comparatif entre mon roman paru aux éditions Paul&Mike et Un roman paru aux éditions J’ai lu (et oui, nous n’avons pas la même valeur), comparatif basé sur des faits objectifs et vérifiables, afin que vous puissiez vous faire votre propre idée sur qui, en réalité, méritait de remporter le concours de l’Eurovision cette année.

    La geste improvisée du chevalier AnowanUn roman à succès sur papier recyclé
    Durée de lecture6 heures10 minutes
    Durée de l’intriguePlusieurs mois10 secondes
    Prix / page utile7 cts20 cts
    Nombre de préfaces015,54
    Nombre de préfaces par des gens un peu connus035
    GenreFantasyNon
    CarteRoadmap1
    1. Sponsor officiel de cette critique, voir conditions en pièce jointe, sans obligation d’achat ↩︎
    2. Ah, merde, je crois que j’ai spoilé Godot… ↩︎
    3. En vrai, c’est vachement drôle, lisez-le, vraiment ↩︎
    4. J’ai tergiversé et finalement accordé 0,5 points à la préface de Monsieur Alain Badillet ↩︎
    5. Allez-y, battez-vous ↩︎

  • « C’est qui, Paul&Mike, au fait ? »

    M’a demandé ma voisine qui, sorti de Flam Marion et de Gal Limard, ne connaît pas grand monde dans celui de l’édition.

    Pour lui répondre, j’ai posé quelques questions à P&M dont je partage ici les réponses afin que vous puissiez faire un peu mieux connaissance avec la maison qui publiera ma prochaine série.

    Comment sont nées les Editions Paul&Mike ?

    Elles sont nées en 2011 dans l’esprit de deux journalistes qui éditaient initialement des écrits polémiques (d’où le magnifique jeu de mots qui nous sert de marque). Mais, s’ils avaient l’esprit polémique, ils avaient moins la fibre commerciale et l’entreprise faisait faillite lorsque Fabien P. et moi-même (Fabien M.) sommes venus la sauver en 2014, tels des super-héros de l’édition.

    Quels sont vos rôles respectifs au sein de la maison ?

    En fait, nous sommes 3 associés. Fabien P. s’occupe principalement de la sélection des manuscrits et de la direction éditoriale. Je (Fabien M.) m’occupe de l’administratif, des relations libraires, des partenariats, enfin bref de tous les trucs relous et le troisième (Jean-Luc), c’est difficile à dire. Faudra que je lui demande un jour, tiens.

    Qu’est-ce qui est le plus galère à vivre quand on est éditeur ?

    L’équilibre entre l’art et la survie. 

    C’est quoi les plus gros kifs quand on est éditeur ?

    Tomber sur un manuscrit vraiment original (autant te dire que ce kiff est assez rare).

    Non, en vrai, le plus gros kif, c’est quand ton compte en banque est encore positif à la fin du mois !

    Quelle est la ligne éditoriale de la maison ?

    Ah la vache, elle est dure cette question. Notre seule ligne est d’éditer ce qui nous plaît et on est assez difficile. Si l’on devait vraiment trouver un point en commun à nos livres, disons qu’on aime bien ce qui est légèrement décentré. On aime bien faire des pas de côté. Nos ouvrages ont donc cela en commun de ne pas donner à lire ce que l’on serait en mesure d’attendre normalement.

    C’est quoi la recette pour se faire éditer chez P&M ?

    Etre différent. Avoir une voix originale et identifiable. Tout éditeur te dira ça, mais chez nous, c’est vrai !

    C’est quoi la définition d’un auteur / d’une autrice à succès chez P&M ?

    C’est celui qui est édité par une autre maison. J’imagine que là on insère un émoticône LOL. Pour répondre à la question plus sérieusement, un succès pour nous, c’est quand un auteur dépasse son électorat « naturel » [NDLR: c’est bien connu, P&M ne publie que des Elus ;-)]. Par exemple, un auteur de polar qui arrive à vendre à des non amateurs de polar. Dans ce cas, on sait qu’on rentabilisera sans problème le livre et qu’il se vendra suffisamment pour continuer à éditer.

    Des conseils à donner à un auteur / une autrice qui cherche à se faire publier ?

    Par pitié, faites relire vos bouquins (plusieurs fois) avant de les envoyer. Et ensuite, lisez les livres des maisons d’édition à qui vous envoyez un manuscrit. J’hallucine tous les jours de recevoir des recueils de poésie alors que nous ne faisons pas de poésie. C’est un manque de respect total.

    Est-ce que tu as des interactions particulièrement wtf avec des auteurs qui te viennent en tête ?

    J’en ai trop ! D’une manière générale, quand je demande à un auteur ce qu’il lit et qu’il me dit qu’il lit peu, je comprends qu’il n’est pas vraiment auteur. Ce qui me fascine aussi, ce sont les auteurs qui t’écrivent en te disant qu’avec leur livre, tu vas faire « un coup marketing ». Ils n’ont pas compris que Paul&Mike sont des artisans. On ne fait pas des « coups », on publie des livres avec passion et application. Cela prend du temps, c’est souvent ingrat et, parfois, à de rares moments, nous sommes traversés par la joie du travail bien fait et reconnu.

    C’est pas un boulot facile, éditeur, et ce qui transparait dans ces lignes fait aussi écho à une série d’articles publiés récemment sur le site Actualitté, en mode « feuilleton auto-biographique »: OnlyFanes… ou la vie d’éditrice, quand t’as plus un radis . C’est douloureusement bien écrit.

    Je souhaite pour ma part la vie la plus longue possible aux éditions Paul&Mike [Insérez ici un emoticone qui sourit en croisant les doigts de pied].

    Lien vers le catalogue.

    Pour soumettre un manuscrit.