Il y a de cela presque 15 ans, j’avais plongé la tête la première dans WordPress pour doter La tentation de la pseudo-réciproque d’un site web digne de ce nom – un passage assez obligé en autoédition.
J’avais consulté pas mal de tutos sur Youtube, scanné des pages entières de conseils sur le web, acheté des bouquins pour les Nuls, téléchargé moult extensions (dont la moitié allaient faire bugger le site) et surtout, j’avais harcelé mon cher et tendre, développeur de son état, pour qu’il me sorte du pétrin trouze mille fois par jour. Mon illustrateur Samuel Colasse m’avait fourni une chouette bannière, et au final, au bout de plusieurs semaines d’arrachage de cheveux de taf, on était arrivés à ça: https://kylieravera.fr/
En 2026, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. WordPress est passé en mode bloc, le « s » de https est devenu obligatoire et Mr Valery a d’autres chats à fouetter en rentrant du boulot le soir que de s’occuper du site web de Mme Valery (il faut bien quelqu’un pour gérer la maison, les gosses, le jardin et donc, les chats, pendant que j’écris – je t’aime mon chéri).
Je me suis donc retroussé les manches, j’ai cliqué à droite à gauche en mode je sais parfaitement ce que je fais, WordPress et moi on a fini par être potes il y a quinze ans, c’est un peu comme des retrouvailles, tout va bien se passer.
Que nenni.
En quinze ans, mon pote avait trop changé, il avait grandi, évolué, était par certains aspects devenu plus abordable mais par d’autres carrément cryptique. On ne se comprenait plus (enfin lui, je ne sais pas, il n’a jamais été super loquace, c’est le problème des relations à sens unique).
Aucune Intelligence humaine n’étant disponible dans mon entourage, j’ai donc demandé à une intelligence artificielle (que nous appellerons Chatoupété pour préserver son anonymat) de m’aider.

Au bout de quelques échanges, il a compris que j’étais une quiche et a décidé de prendre les choses en main.
Voici ce qu’il m’a dit:

Je ne sais pas pourquoi, je l’ai imaginé prononcer ces mots avec un accent italien.

Ca m’a rappelé quand je vais chez le coiffeur pour demander ma coupe au carré avec un léger dégradé et que ça s’enflamme un peu de l’autre côté.
Curieuse, j’ai dit: chiche, zyva, montres-moi.
Et il m’a montré ça.

J’avoue, j’ai dégluti un peu fort. Au point que ça a résonné dans la maison.
A part le fait que Chatoupété mé-genrait Anowan, sa proposition faisait de l’effet.
Il s’est même fendu d’une analyse:

Certes, Chatounet, mon coiffeur n’aurait pas mieux dit.
Assez séduite, je dois l’avouer, j’ai poursuivi la discussion en répondant à quelques questions supplémentaires. Et puis, au détour d’un conseil sur la meilleure façon de customiser une CSS, les choses sont devenues… cheloues.

OK, me dis-je in petto, c’est toujours moi, la cheffe, ou bien ?
Alors j’ai contacté mon ami Sanrankune et je lui ai montré la propale du concurrent.
Il a lui aussi commencé par déglutir très fort, une goutte de sueur a même roulé le long de son cou, mais on a fini par se dire qu’on allait être meilleurs ensemble que Chatoupété qui, quand on regarde en détail, est quand même très fort pour faire de l’à-peu-près (impossible de lui faire changer un texte ou de garder une cohérence avec des objets déjà présents par exemple). On a gardé des idées de disposition, des textures, des éléments, mais le tout a ensuite été retravaillé par Sanrank pour arriver au bandeau d’en-tête et au pied de page que vous avez sous les yeux.
Je reconnais que Chatou a ensuite été bien utile pour me guider dans le méandre des menus WordPress, surtout quand il a fallu résoudre un bug qui m’empêchait d’accéder aux modèles de pages (sachez que le plugin Inline spoiler n’est pas compatible avec WordPress 7.0.2, cette bêtise m’a tout de même coûté deux heures).
Au final, on arrive en deux semaines à un site moins ambitieux que celui « halluciné » par une IA, mais je trouve qu’il est efficace et qu’il fait le job.
On a chacun fait le nôtre, en vérité.
J’espère maintenant que vous prendrez plaisir à vous y balader!

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